Généraliser les formations en distanciel pour tous les fonctionnaires, chaque fois que c'est possible.
Je suis enseignant dans un lycée rural du nord de l'Alsace. Régulièrement au cours de l'année, je suis convoqué par un ordre de mission pour une « formation » souvent à l'autre bout de la région. À chaque fois, je demande à mon inspecteur l'autorisation de suivre cette formation à distance. Cela m'a toujours été refusé. Ce qui m'exaspère, c'est que malgré les nombreux avantages du distanciel, rien n'y fait. Ces avantages sont pourtant indéniables : élimination du temps de transport, préservation de la continuité pédagogique (moins de cours annulés), retour sans fatigue du trajet du soir, meilleure lisibilité des présentations PowerPoint en distanciel qu'en projection collective (particulièrement quand on est assis au fond de la salle), économies substantielles pour le budget de l'Éducation nationale (suppression des frais de déplacement), réduction des émissions de CO₂. Pourtant, notre inspecteur persiste à imposer le présentiel. Je constate que cette situation ne m'est pas propre : mes collègues d'autres disciplines la vivent également. C'est symptomatique d'une inertie ahurissante au sein des grandes institutions comme l'Éducation nationale. Il faut absolument contraindre ces structures à tenir compte des enjeux de déplacements inutiles. Cette situation révèle une vérité troublante : même lorsque tout plaide pour une solution — et l'argument budgétaire devrait suffire en cette période de restrictions financières — l'intelligence collective et le bon sens ne suffisent pas.
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